Sélection des clubs les plus intéressants

La Nouvelle Orléans compte plus de 100 clubs qui passent quotidiennement de la musique "live". La sélection qui suit vous présente les meilleurs clubs pour écouter le blues:

Original Mid City Lanes Rock'n' Bowl - Fermé

4133 S.Carrollton avenue (au croisement avec Tulane avenue)
La façade de l'ancien Rock n Bowl - photo de Jocelyn Richez L'entrée du bowling était au coeur d'un petit centre commercial populaire peu attirant. La porte donnait directement sur un escalier. C'est à l'étage que l'on trouvait les 18 pistes de bowling, la vaste piste de danse, le bar restaurant et surtout les deux scènes (une de chaque côté).
Le bowling "Mid City Lane" existe à la Nouvelle Orléans depuis 1941. Il était à l'origine le voisin du Pelican Stadium, le stade de baseball de la Nouvelle Orléans dans un quartier très actif. La destruction du Pelican Stadium en 1958 marqua le début du déclin accentué par la construction en banlieue de la ville d'autres bowlings plus vastes et plus modernes. Le miracle arriva fin 1988, lorsque le bowling qui accusait un lourd déficit, fut racheté par un jeune homme du quartier: John Blancher. Deux mois plus tard, alors que le bowling était au bord de la faillite, plutôt que de moderniser les installations, il demanda à un artiste local Tony Green de couvrir les murs de grandes fresques représentant le défunt Pelican Stadium. D'une certaine manière, l'endroit retrouvait le décor de son origine avant 1958. Cette idée géniale attira à la fois les curieux et les nostalgiques mais la véritable révolution eut lieu l'année suivante lorsque Blancher eut l'idée de faire jouer des musiciens. Ce fut alors la naissance du "Rock'n'Bowl". Le chanteur louisianais Joe Clay, qui inaugura la formule fut ainsi le premier artiste à présenter un spectacle musical dans un bowling.
Le Rock'n'Bowl est devenu un haut lieu des musiques cajun-zydeco et surtout du blues, la programmation y étant généralement excellente, incluant beaucoup d'artistes réputés.
Johnny Adams - photo de Jocelyn Richez Anson Funderburgh et Sam Myers - photo de Jocelyn Richez Ci contre :
- une photo d'un concert de Johnny Adams au Rock n Bowl en septembre 1997, peu de temps avant sa mort
- une photo d'un formidable concert de Anson Funderburgh et Sam Myers au Rock n Bowl en septembre 1996.
Lors du passage de Katrina en 2005, le Rock n Bowl a été incroyablement épargné car il était situé à l'étage. Par contre, tout le quartier et les entreprises environnantes étaient en ruines. Suite à l'intervention d'un électricien, le Rock'n'Bowl a pu réouvrir ses portes le jeudi 10 novembre 2005. Sept cent personnes sont venues cette nuit-là pour le concert d'Eddie Bo. Deux ans plus tard, le Rock'n'Bowl était toujours le seul commerce en activité d'un centre commercial toujours en ruine. Le propriétaire a alors commencé à chercher un autre endroit pour déménager.
Le déménagement a eu lieu en avril 2009. Depuis, le centre commercial a été complètement restauré et l'ancien Rock n Bowl est devenu un bar restaurant Shamrock comprenant 23 tables de billard et 4 tables de ping-pong.

Actuel Mid City Lanes Rock'n' Bowl

3016 S Carrollton Avenue
site officiel
La façade du Rock n Bowl - photo de Jocelyn Richez Enseigne du Rock n Bowl - photo de Jocelyn Richez Le nouveau Rock n Bowl, plus grand et plus moderne a ouvert ses portes le 15 avril 2009 à quelques blocs de l'ancien bâtiment. Le décor comprend toujours de grandes fresques représentant le défunt Pelican Stadium. L'âme du Rock n Bowl est toujours là.
Barbara Lynn au Rock n Bowl - photo de Jocelyn Richez Lil Buck Senegal et Sunpie Barnes au Rock n Bowl - photo de Jocelyn Richez On y trouve toujours peu de touristes, le public y est presque exclusivement blanc. L'entrée aux concerts y coûte 5 $. Attention, il n'y a pas de concert les dimanches, lundis et mardis. Les jeudis sont réservés au zydeco. Globalement, la programmation reste excellente.

Le Tipitina's

501 Napoleon street
La façade du Tipitina's - photo de Jocelyn Richez Le quartier a l'air calme. Ce club "authentique" est peu fréquenté par les touristes. La programmation y est variée mais ne privilégie plus forcément le blues.
Le club s'appelait à l'origine tout simplement le "501 Club". En 1977, un groupe de jeunes passionnés de musique ont rassemblé leurs maigres économies pour racheter le club qu'ils ont rebaptisé "Tipitina's", titre d'une chanson du pianiste local Professor Longhair. Ce choix n'était pas dû au hasard puisque le Professor Longhair y fut programmé régulièrement jusqu'à son décès en 1980. Depuis, l'âme du Professor Longhair hante à jamais le club et son buste trône en maître à l'entrée. En hommage au pianiste décédé, véritable créateur du rhythm & blues de la Nouvelle Orléans, l'espace devant le club fut aménagé et rebaptisé "Professor Longhair plaza". On y devine le professor Longhair derrière son piano.
Professor Longhair Plaza - photo de Jocelyn Richez Le club a connu des difficultés au milieu des années 80, fermant même de 1984 à 1986. Il connut ensuite une période faste grâce à une programmation axée sur le blues et le rhythm & blues. Le label local "Black Top" y organisa ses fameuses "Bluesarama", mini festivals de blues réunissant les artistes du label qui ont donné lieu à une excellente collection de CD.
Le club changea de propriétaires en 1997, l'année de ses 20 ans. Malheureusement, le blues et le rhythm & blues qui ont fait la réputation du club ont presque disparu de l'affiche (néanmoins, R.L. Burside y joua en mai 99, Robert Cray en juin 99 ...). Un walkway of stars, célébrant quelques personnalités marquantes de la musique de la Nouvelle Orléans (Professor Longhair bien sûr, Fats Domino, Allen Toussaint, Art Neville) fit son apparition.
A l'entrée du club, on ne peut pas rater le buste du professor Longhair sculpté notamment par Coco Robicheaux.
C'est aussi là que furent enregistrées les fameuses "Blues A Rama" du label Black Top.
Buste du Professor Longhair - photo de Jocelyn Richez  Blues A Rama
La façade du Tipitina's french quarter - photo de Jocelyn Richez Un deuxième "tipitina's", plus vaste, a alors ouvert ses portes au 233 N. Peters street, dans le quartier français, nommé "Tipitina's french quarter", le club original devenant le "Tipitina's uptown".

Mother in Law Lounge

1500 N Claiborne Avenue
Mother in Law Lounge - photo de Jocelyn Richez Mother in Law Lounge - photo de Jocelyn Richez Le chanteur de R&B Ernie K-Doe a connu un énorme hit en 1961 avec son titre "Mother in Law". Quand, Ernie K-Doe a ouvert son club avec l'aide de sa femme Antoinette, il l'a nommé "Mother in Law Lounge" en référence à son plus grand hit. L'endroit est à l'image de son créateur, spectaculaire, flamboyant et haut en couleur.

Chickie Wah Wah

2828 Canal Street
site internet officiel
Chickie-Wah-Wah - photo de Jocelyn Richez

Maple Leaf Bar

8316 Oak Street
Maple Leaf Bar - photo de Jocelyn Richez Maple Leaf Bar - photo de Jocelyn Richez La programmation est essentiellement blues et zydeco. Walter Wolfman Washington y est souvent programmé.

House of Blues

225 Decatur street
La façade du House of Blues - photo de Jocelyn Richez House of Blues - photo de Jocelyn Richez Le House Of Blues est situé en plein quartier français. La façade très colorée du house of blues n'est pas visible de la rue, on y accède par une petite allée qui donne sur la cours (voodoo bar).
La programmation est loin d'être exclusivement blues. Attention, le prix de l'entrée est variable selon le concert, il peut monter jusqu'à 20 ou 30 $.

Mulate's

201 Julia street (à environ 1 Km à l'ouest du quartier français)
La façade de Mulate's - photo de Jocelyn Richez Le groupe cajun La Touche chez Mulate's - photo de Jocelyn Richez C'est le restaurant cajun typique; musique "live" tous les soirs; idéal pour une soirée "fais dodo". La piste de danse est vaste. La nourriture y est assez moyenne. Les concerts sont gratuits (pas de supplément).

Howlin' Wolf

828 South Peter street (entre Julia street et St Joseph street)
Howlin Wolf - photo de Jocelyn Richez Howlin Wolf - photo de Jocelyn Richez La peinture sur la façade du Howlin' Wolf est très spectaculaire.
Attention ! même si le nom du club évoque immanquablement pour un fan de blues le grand Chester Burnett, la programmation est très éclectique : Indie, Rock, Funk, Zydeco et aussi blues.

Dragon's Den / Siam Cafe

435, Esplanade
Dragon Den - photo de Jocelyn Richez C'est un restaurant Thaïlandais en bordure du quartier français, Coco Robicheaux y jouait souvent.

Jimmy Buffet's Margaritaville Cafe

1104, Decatur street (au croisement avec Ursuline, au niveau du marché français)
Margaritaville Cafe - photo de Jocelyn Richez Marguaritaville est l'un des clubs de blues du quartier français.


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