Présentation du festival (par Philippe Sauret)
Tous les ans a lieu à la Nouvelle Orléans le plus grand festival de musique au monde.
Cette manifestation a accueilli en 1999 plus de 500 000 personnes, dont des touristes venus du
monde entier. Le festival dure une dizaine de jours de la dernière semaine d'avril
à la première semaine de mai. A ce moment, toute la ville vit au
rythme de l'événement:
les clubs bien sûr, mais aussi les disquaires (qui en profitent pour augmenter leurs stocks),
les boutiques de souvenirs, les restaurants, et même la chaîne de télévision
locale qui diffuse presque constamment des reportages sur le festival. Celui-ci a lieu dans un
hippodrome aménagé pour la circonstance. De nombreuses navettes peuvent vous y conduire.
Vous pouvez acheter vos tickets d'entrée dans ces navettes ou sur place, mais si vous les prenez
plus de huit jours à l'avance dans les offices du tourisme, vous bénéficierez
de réductions substantielles.
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Le festival accueille dix scènes éparpillées dans tout l'hippodrome,
qui proposent toutes sortes de musiques. Les deux plus importantes sont la
Fox 8 / Sprint PCS Stage et surtout la Ray-Ban Stage. C'est là
que passent les grosses pointures comme Ray Charles, Santana, Fats Domino ou encore les Meters.
Un conseil, si vous voulez voir de prés ces vedettes, surtout la deuxième semaine,
attendez devant les scènes au moins trois heures avant leurs passages.
Sinon vous ne pourrez même pas vous approcher tant il y aura du monde.
Autre grosse scène, la House of Blues qui, comme son nom l'indique, est exclusivement
consacrée au blues: en 1999 on y a vu Lil' Ed, Earl King, Clarence "Gatemouth" Brown,
Tab Benoit, Raful Neal et sa famille, Snooks Eaglin', Elmo Williams & Hezekiah Early.
Impossible de tous les citer mais une programmation de grande qualité.
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Deux scènes sous des tentes sont consacrées au jazz. La plus grande est
la WWOZ Jazz Tent. La seconde, plus petite, est la Cox Communication Economy Hall Tent.
Elle propose une musique plus traditionnelle (New Orleans, Dixieland…).
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La scène ayant le programme musical le plus éclectique est assurément
la Congo Square Stage. Elle peut en effet aussi bien proposer de la musique africaine,
puis de la salsa, du blues et du zydeco.
La Sheraton / WB 38 Fais Do-Do Stage est, comme son nom l'indique, consacrée
aux musiques cajuns et zydeco avec des artistes comme Beau Jocque,
Beausoleil, Chubby Carrier ou T-Mamou. Assurément, c'est l'endroit où on danse le plus.
Trois scènes de moindre importance (par la taille), sont situées un peu à
l'écart. La Lagniappe Stage fait passer presque exclusivement des artistes locaux,
aussi bien de jazz que de funk ou des indiens du Mardi Gras. La National Park Service Kids' Tent
accueille des groupes d'enfants. La Music Heritage Stage reçoit des artistes
pour les interviewer.
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Enfin j'ai gardé le meilleur pour la fin, la Tulane Hospital / Rhodes Gospel Tent.
Dédiée exclusivement au gospel, c'est pour beaucoup la meilleure scène
du festival, tant la communion entres artistes et public y est intense. Si sur les autres
scènes rien ne vous intéresse, allez à la gospel tent,
il s'y passe toujours quelque chose.
A coté des scènes vous trouverez de nombreux stands proposants des produits
artisanaux locaux ou étrangers (africains du coté de Congo Square).
Beaucoup de stands de nourriture également : vous pourrez ainsi goûter à
du boudin créole, du poisson-chat, du jambalaya, des écrevisses ou encore à
de l'alligator. Si vous voulez des disques ou des livres, le Virgin a installé une tente
pour vous satisfaire.
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Quelques conseils pour terminer. Il existe très peu d'endroits à
l'ombre dans l'hippodrome. Avec une chaleur qui peut monter jusqu'à 38°C,
il est indispensable de souvent boire pour se réhydrater.
Aux bières et soft drink à 2 $ préférez plutôt les grands
verres de thé glacé, quitte à payer 1 $ de plus.
Protégez vous aussi du soleil en mettant quelque chose sur votre tête et une
crème sur le corps. Enfin, n'attendez pas le dernier jour du festival pour faire vos
achats de disques. Vous aurez la désagréable surprise de découvrir
que le CD du musicien que vous aviez tant aimé sur scène n'est plus disponible nulle part.
-Philippe Sauret-
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