site internet Chicago blues guide La scène blues sur Chicago est très active et très riche. Les musiciens y sont nombreux et talentueux. La ville peut être considérée comme la capitale mondiale du blues et y aller pour un fan de blues est un peu comme un pèlerinage à la Mecque.
Chicago présente une multitude de clubs pour touristes, généralement localisés dans les quartiers blancs et ouvert 7 jours sur 7 où les musiciens aussi talentueux soient ils sont fonctionnarisés (regardant fréquemment leur montre), jouent leurs 3 sets à des horaires parfaitement minutés sans trop d'enthousiasme ni d'imprévus. Ce n'est pas le public souvent peu nombreux et surtout peu intéressé qui les motive à se lâcher.
L'état lamentable de la maison de Muddy Waters et de la 43ème rue en général sans parler de la Maxwell street en ruine, le sauvetage de justesse des studios Chess renforce encore l'impression de malaise. Aussi, les principales têtes d'affiche sont de plus en plus âgées et la relève tarde à arriver.
Espérons aussi que les efforts de la Blues Heaven Foundation (fondée par Willie Dixon) portent ses fruits.
Windy city blues society
site internet La windy city blues society a sa propre scène lors du Chicago blues festival.
video lors du Chicago blues festival 2017.
La Windy city blues society participe évidemment tous les ans à l'International Blues Challenge (IBC) à Memphis. Elle a remporté le prix du meilleur guitariste en 2011 avec Rob Blaine.
Les programmes des concerts se trouvent dans le journal gratuit "Chicago Reader", section 3. Il est donc important de se le procurer rapidement.
Aussi, il est possible de prévoir ses soirées à l'avance en consultant les sites web des différents clubs. Le programme du mois y est généralement indiqué.
Consultez bien les programmes, il y a même la possibilité de passer des moments réellement exceptionnels, en favorisant les soirées spéciales du type anniversaire de musiciens ou de clubs, concerts "hommage" à un musicien légendaire ou concerts de bienfaisance au profit d'une œuvre ou d'un bluesmen dans le besoin. Ces soirées réunissent généralement la crème du blues de la windy city pour des bœufs inoubliables.
Johnny Twist blues museum
6455 cottage grove ![]()
Maison de Muddy Waters
4339 S Lake Park Avenue ![]()
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Cette maison de briques de style victorien située non loin du lac Michigan au niveau de la fameuse 43ème rue était en 2000 bien délabrée. Des planches de bois faisaient alors office de carreaux. En 2003, son état s'est bien amélioré et les fenêtres ont fait leur retour.
Muddy Waters l'a achetée en 1954 et y habita jusqu'en 1974, année de son déménagement à Westmont. Pendant ces 20 ans, cette maison a vu passer tous les plus grands noms du Chicago blues. Elle fut ensuite habitée par Charles Morganfield, l'un des fils de Muddy Waters qui a sombré dans l'alcoolisme et la misère.Depuis 2003, un panneau comprenant 3 photos a été placé sur le trottoir devant la maison avec le texte suivant:
Mc Kinley Morganfield - "Muddy Waters"
Blues musician - 1915 - 1983
Nicknamed for the puddles he played in while growing up in Mississippi, Muddy Waters learned harmonica and guitar while working as a sharecropper. He came to Chicago in 1943 shorty after being recorded by folkorist Alan Lomax for the Library of Congress.
Waters performed in neighbourhood bars on Chicago's South Side, and soon decided he needed something louder than an acoustic guitar to cut through the noise of the clubs. He bought his first electric guitar in 1944 and gained national success in 1952 with Rolling stone, his first release with Chess Records, the rhythm and blues label he worked with for the next 25 years.
With his electric guitar, use of metal slide and amplified ensemble style, Waters pioneered the Chicago Blues style. Early, hits, included "I can't be satisfied", "I feel like going home" and "Louisiana blues". Later hits "Hoochie Coochie man", "Got my mojo working" remain blues standards today.
With the success of his music career, Muddy Waters bought this two-flat at 4339 South Lake Park avenue in 1954 and adapted the basement as rehearsal room. For 20 years, it was a gathering place for the greatest figures of the Chicago Blues, and on warm summer evenings, they would often play on the front lawn.
Maison de Eddie Taylor
1131 S Mozart ![]()
C'est dans cette maison située en plein coeur du West side que vivaient Eddie Taylor, sa femme Vera Hill Taylor et leurs enfants.
De nombreuses légendes du Chicago blues comme Jimmy Reed, Howlin' Wolf, Muddy Waters, Elmore James venaient fréquemment dans cette maison. Ils appréciaient particulièrement la soul soul cuisinée par Vera Hill Taylor.
Attention, le quartier n'est pas particulièrement touristique.![]()
Sur la pochette du cd "They were in this house" (AdriannaVannah records - 2004) de Larry Taylor (fils ainé de Vera Hill Taylor, beau fils d'Eddie Taylor Sr), on peut voir deux photos de la maison.
Muddy Waters drive
43rd street ![]()
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La 43ème rue fut notamment dans les années 50, un axe réputé pour son activité et sa vie nocturne. Située au coeur du south side, cette rue regorgeait de bars et clubs de blues, comme le Peppers Lounge, où jouaient régulièrement Muddy Waters et Otis Rush. C'était le fief des musiciens du ghetto.
Le dernier club de blues de la 43ème rue fut le Checkerboard Lounge.![]()
Elle fut baptisée "Muddy Waters drive" le 2 août 1985. Mais les plaques de rue au nom de Muddy Waters ont aujourd'hui disparu (une était exposée au Blue Chicago on Clark, l'autre était au Cherckerboard Lounge) et il ne reste malheureusement plus beaucoup de traces de cette "Muddy Waters drive".
Attention, elle a la réputation d'être assez dangereuse.![]()
Chicago blues district
47th street ![]()
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Diverses oeuvres d'art autour du blues ont été positionnées sur la 47ème rue pour signifier que ce quartier a une place déterminante dans l'histoire du Chicago blues. Certes, tous les clubs (Regal, Savoy, Metropolitan etc...) ont disparu depuis bien longtemps, la 47ème rue reste une rue commercante mais avec beaucoup de terrains vagues, d'espaces vacants.
Page internet
Out of the past records
4407 W Madison Street ![]()
Dr Wax
North side: 2523 N. Clark
South side: 5225 S. Harper Av![]()
Reckless Records
1532 N. Milwaukee
3157 N. Broadway![]()
site officiel
Hyde Park records
1377 E 53rd street
http://www.hydeparkrecords.com/![]()
Autres disquaires :
Chicago Music Mart (à l'angle de State street et Jackson street)
Rock records (175 W Washington)
Tower Records (2301 North Clark at Belden et 214 South Wabash avenue
Record Emporium (3346 N. Paulina)
The Record Emporium, localisé dans le north side existe depuis 1979. C'est l'un principaux disquaires indépendants de Chicago. Il est notamment spécialisé en blues, jazz et rock.
Delmark Records
4121 N. Rockwell
site officielDelmark records fut créé en 1953 par un passionné Bob Koester, âgé à l'époque de 21 ans seulement. Le label était alors basé à Saint Louis à l'angle des rues Delmar et Oliver, d'où le choix du nom Delmark (Delmar pour l'adresse, K pour Koester). Le premier groupe enregistré pour Delmark fut l'orchestre dixieland "Windy city six dixieland band".
Il enregistra du blues acoustique avec Sleepy John Estes, Big Joe Williams, et Speckled Red.
Koester déménagea à Chicago en 1958. En 1971, Koester achète un building au 4243 North Lincoln pour Delmark. En 1991, Delmark ouvre son nouveau bâtiment au 4121 North Rockwell.![]()
Le label a fait enregistré la crème du blues contemporain, essentiellement des musiciens installés à Chicago: Luther Allison, Carey et Lurrie Bell, Magic Sam, Jimmy Dawkins, Jimmy Johnson, J.B. Hutto, Otis Rush, Otis Spann etc… Le plus grand succès de Delmark en terme de ventes est le fameux "Hoodoo man blues" de Buddy Guy et Junior Wells.
Delmark a fêté dignement son 40ème anniversaire en 1993 en sortant une compilation souvenir.
Bruce Iglauer, le patron fondateur du label concurrent Alligator est un ancien employé de Delmark.
Autres labels de Chicago :
Alligator Records
Chess Records
Cobra
Earwig
The Sirens Records
Heart 'O' Chicago
5990 N Ridge Avenue ![]()
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Ce motel situé dans le north side a une véritable connexion avec le blues. Magic slim y séjournait toujours durant le Chicago blues festival.
Ce n'est pas pour rien si Mark Hummel et Liz Mandville ont intitulé un de leurs CD "Heart O Chicago" en référence à ce motel.